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  • Les marketplaces en 2025 : tendances et projections

    Les marketplaces en 2025 : tendances et projections

    Les marketplaces en 2025 : tendances et projections

    Le paysage des marketplaces en ligne est en constante évolution et l’année 2025 apportera son lot de surprises. Elle promet d’ores et déjà d’être marquée par les innovations et les transformations significatives en lien avec le marché du e-commerce. 

    Alors que la technologie continue de redéfinir les comportements des consommateurs, voici les tendances majeures qui façonneront les marketplaces et leur croissance pour 2025 et les années à venir.

    1. Croissance du social commerce


    Les réseaux sociaux deviennent littéralement des médias sociaux de consommation élargissant leurs écosystèmes pour intégrer de nouvelles fonctions d’achat en direct, transformant ainsi les canaux de vente traditionnels. Déjà intégré par la version chinoise de TikTok, Instagram et Pinterest devraient suivre le même chemin en Europe et dans le monde afin de transformer chacun des parcours de vente en expérience d’achat immersives stimulant les ventes et réduisant les abandons de panier.

    En 2025, le social commerce continuera donc de prospérer soutenu par une stratégie marketing bien précise et une croissance des ventes grâce aux générations concernés par ces canaux.


    2 – Expansion du Retail Media


    Si le Retail Media était déjà sur toutes les lèvres en 2024, ces espaces publicitaires disponibles sur les plateformes des retailers connaîtront une croissance encore plus importante en 2025. Une croissance facilitée par l’alliance Valiuz.

    Valiuz (Auchan, Décathlon, Leroy Merlin, Boulanger…) et le Groupement Mousquetaires (Intermarché, Bricomarché…) devraient prochainement s’associer pour proposer une plate-forme de retail media multi-enseignes et multi-pays. Objectif : devenir le leader européen du retail media omnicanal.

    Le Retail Media permettra de toucher directement un nombre encore plus important de consommateurs au moment de l’achat, optimisant ainsi la stratégie marketing et augmentant les ventes. Ce marché qui pourrait atteindre 231 milliards de dollars d’ici 2030, offrira une opportunité stratégique pour les marketplaces cherchant à augmenter leurs revenus et étendre leurs offres au travers de nouveaux canaux.


    3 – L’IA comme outil de personnalisation


    L’IA, sujet quasi quotidien dans tous les domaines d’activités et les marketplaces n’y échappent pas. En 2025, les marketplaces exploiteront davantage l’IA et les données qu’elle met en avant pour proposer des recommandations précises et anticiper les besoins des consommateurs sur leurs plateformes.

    Cette personnalisation accrue vise à améliorer les taux de conversion globaux, les ventes mais aussi d’enrichir une expérience utilisateur toujours plus personnalisée tout en optimisant les transactions et les offres produits.


    4 – Accent sur la durabilité.


    La durabilité n’est plus une option mais une nécessité pour les marketplaces, et si ce n’est pas encore fait, beaucoup vont devoir un jour ou l’autre revoir leur modèle. En effet, les plateformes intègrent des pratiques de plus en plus responsables, comme les emballages écologiques et les livraisons vertes, ceci afin d’attirer les consommateurs les plus soucieux de l’environnement. 

    En 2025, les marketplaces offriront davantage de services durables, répondant aux attentes des clients, et renforcent leur offre de produits écologiques. 

    Les consommateurs, eux, continueront de privilégier les plateformes engagées dans des pratiques respectueuses de l’environnement permettant à ces marketplaces connectées avec les problématiques actuelles, une meilleure croissance et une meilleure pérennité.

    5 – Montée des marketplaces de niche

    Face à la saturation des marketplaces généralistes, les plateformes spécialisées dans des secteurs précis se développent. Ces marketplaces de niche offrent des expériences d’achat sur mesure et captivent des audiences fidèles grâce à une gestion efficace des offres et une stratégie adaptée.

    Cette tendance est appelée à s’intensifier avec des modèles commerciaux innovants et la création de services très spécifiques répondant à de nouveaux besoins clients. Les vendeurs sur ces marketplaces bénéficieront à termes de canaux de vente exclusifs ainsi que d’une relation avec leurs acheteurs bien mieux entretenue.

    6 – Popularité du modèle “Buy Online, Pick Up In Store”

    Le modèle “Buy Online, Pick Up In Store” continue de gagner en popularité sur les marketplaces, offrant une flexibilité unique aux consommateurs. En 2025, ce modèle de vente hybride pourrait atteindre 666,20 milliards de dollars, répondant à une demande croissante pour d’options pratiques entre le commerce en ligne et physique. Un moyen de continuer d’améliorer l’expérience utilisateur et d’accroître les ventes.

    7 – Adoption progressive de la réalité augmentée et virtuelle.

    La réalité augmentée (AR) et la réalité virtuelle (VR) révolutionnent le e-commerce et marketplaces en permettant aux consommateurs d’essayer des produits avant de les acheter. 

    Ces technologies avancées améliorent l’expérience utilisateur en offrant des visualisations interactives des produits sur les plateformes en ligne. 

    En 2025, l’intégration de l’AR et de la VR dans les marketplaces devrait atteindre une valeur de 46,6 milliards de dollars, offrant ainsi une nouvelle dimension aux expériences d’achat et facilitant les décisions d’achat des clients.

     marketplace marché place de marché

    Conclusion

    En 2025, les marketplaces devront avant tout s’adapter à des consommateurs toujours plus exigeants et connectés.  La personnalisation, la durabilité, et l’intégration de technologies avancées seront des facteurs clés de succès. Tandis que les marketplaces généralistes continueront de dominer, les plateformes de niche et les modèles innovants gagneront en importance, redéfinissant les standards du commerce électronique.


    Sources utiles

    https://www.univio.com/blog/e-commerce-trends-2025-a-year-of-challenges-opportunities-and-optimization

    https://www.codica.com/blog/online-marketplace-trends

    https://www.emarketer.com/content/top-trends-watch-2025

    https://finch.com/blog/7-ecommerce-trends-to-watch-in-2025

    https://www.univio.com/blog/e-commerce-trends-2025-a-year-of-challenges-opportunities-and-optimization

    https://www.akeneo.com/blog/2025-retail-trend-predictions/

  • Le marché des marketplaces en 2022 : parole de pro !

    Le marché des marketplaces en 2022 : parole de pro !

    Le marché des marketplaces est en constante évolution. Pour y voir plus clair nous avons posé 3 questions à Vincent Lorach, directeur associé d’IZBERG.

    Quels business models ont déjà été investis par les marketplaces et quelles sont les nouvelles poches de croissance sur le marché des marketplaces ?

    Le B2C recèle encore de belles opportunités, mais c’est vraiment le marché du B2B qui explose partout dans le monde depuis un an ou deux. Les marketplaces B2C sont souvent des pure players qui vendent directement aux consommateurs, tandis que les marketplaces B2B ont une stratégie plus subtile : leur objectif n’est pas de vendre pour faire du chiffre d’affaires, mais de créer un lien plus solide avec leur cible en lui proposant des biens ou services complémentaires – une façon de changer son image.

    En termes d’activités, nous voyons beaucoup de projets naître autour de l’économie circulaire et du refurbish. C’est-à-dire de la seconde main, mais entre professionnels. De nombreux acteurs nous ont contactés à ce sujet, notamment dans le domaine de l’automobile. Ils récupèrent du matériel usagé auprès de garages. L’objectif ? Réparer et les remettre sur le marché à des prix intéressants bien sûr, mais surtout communiquer sur cette économie circulaire responsable.

    D’autres secteurs comme la banque, la santé et l’industrie sont très porteurs également.

    L’année 2021 a vu la croissance des marketplace exploser, peut-on craindre la saturation du marché en 2022 ? 

    C’est certain qu’aujourd’hui il n’existe plus – ou quasiment plus – de sujet e-commerce chez un client BtoC, sans qu’il n’englobe un sujet marketplace. Nous ne sommes plus la « deuxième étape ». Mais le marché se régule de lui-même au fur et à mesure de l’arrivée de nouveaux acteurs : la différenciation se fait sur le service. Ceux qui restent sont ceux qui proposent une livraison rapide, un paiement en trois fois sans frais, etc. ou les très gros acteurs, en situation de quasi monopole. 

    Quant au secteur BtoB tout – ou presque – reste à faire, donc la saturation est encore loin ! 

    Un aspect incontournable pour renforcer le modèle de la marketplace dans les mois à venir ? 

    Je dirais : pérenniser le modèle de la marketplace ! Une marketplace, c’est un écosystème autour duquel s’articule une multitude d’acteurs. IZBERG constitue le noyau dur de la plateforme. Au-delà du back office que nous proposons, l’opérateur a par exemple besoin d’un prestataire de paiement, de logisticiens… de toute une somme d’acteurs pour que sa marketplace voie le jour. C’est pour cette raison que nous arrivons avec un écosystème de partenaires, pour anticiper tous les besoins du client. La technologie, la gestion des paiements, la logistique, tout cela nous le faisons déjà, mais nous pourrions proposer avec un catalogue de vendeurs à nos clients !

    Et bien sûr, l’expérience utilisateur reste l’élément qui fera la différence d’une marketplace à l’autre : simplification du parcours, paiement en un clic, etc. Il est toujours important de penser d’abord à nos clients

  • Les marketplaces BtoC caracolent en tête des ventes : à vous de jouer !

    Les marketplaces BtoC caracolent en tête des ventes : à vous de jouer !

    S’il fallait citer un exemple parmi les pionniers de la marketplace, ce serait peut-être ManoMano. A peine écrivons-nous ces lignes que dix autres cas nous viennent en tête – Gifi en France et Dott au Portugal, notamment (lire plus bas) – mais la trajectoire de ManoMano rappelle à quel point le modèle marketplace BtoC ouvre des perspectives de croissance quasi illimitées. Fondée en 2012, ManoMano s’est engouffrée là où il y avait une place à prendre : le secteur du bricolage et du jardinage en France pesait alors 30 milliards d’euros de CA… pour seulement 1% réalisé en ligne*.

    Ses fondateurs ont choisi de s’affranchir des stocks et des problèmes de logistique et proposent en conséquence une offre infiniment plus large qu’en magasin : plus de quatre millions de produits annoncés à date.
    L’histoire des Marketplaces a débuté en CtoC, permettant aux particuliers d’acheter et vendre entre eux. Mais les professionnels ne s’y sont pas trompés et se sont appropriés le modèle. Depuis 2018, un cap est franchi : plus de 50 % des achats en ligne sont opérés sur des marketplaces**.  Et le classement Fevad 2020 des sites e-commerce (en nombre de clients) fait la part belle aux marketplaces comme Veepee***.
    Alors, si vous songez à ouvrir un site e-commerce BtoC, nous vous posons très sérieusement la question : pourquoi ne pas penser directement marketplaces BtoC ? Quelques pistes pour vous aider à travailler votre business model.

    1. Marketplace : de quoi parle-t-on ? 
    Une définition pragmatique, pour commencer. Une marketplace est un centre commercial virtuel, auquel l’opérateur fournit un cadre de confiance transparent et sécurisé. Le vendeur, qu’il soit fabricant ou distributeur, bénéficie à la fois d’une plateforme fluide (avec une bonne expérience utilisateur) et d’un vivier de clients. En contrepartie, il verse à la marketplace une commission sur le montant de ses transactions.
    Les marketplaces BtoC vendent des produits ou des services. Elles sont aussi bien horizontales que verticales (mode, sport, vins, alimentaire…). En réalité, toute entreprise peut créer sa propre marketplace de niche ! L’idée est d’attirer et donc de maîtriser la concurrence, en l’hébergeant sur son propre site marchand.
    Une marketplace existe grâce aux synergies entre cinq acteurs : l’opérateur (vous-même), les vendeurs, les acheteurs, mais aussi l’éditeur de logiciel et le prestataire de services de paiement, exactement comme en BtoB [+ lien vers l’article n°1].


    2. Une extrême souplesse
    La diversité des modèles de rémunérations et notamment la valeur de la commission prélevée par l’opérateur – à définir et à négocier en fonction de vos objectifs – font de la marketplace un modèle particulièrement souple, que vous pourrez modeler sur mesure.


    3. Des économies en coulisses
    Vous allez gagner du temps dans tous les domaines et vous épargner beaucoup d’efforts sur le sourcing des produits, la logistique et la gestion des stocks. C’est tout l’intérêt du modèle : vous n’avez pas à prendre en charge ces aspects-là.
    En parallèle, le risque d’échec est plus faible car il s’agit d’un magasin « virtuel » : les coûts d’investissement sont moindres.


    4. Une croissance exponentielle
    Sur une marketplace, vous pouvez accueillir toujours plus de volume :  plus de vendeurs, plus de produits, plus de clients !
    Avantage connexe : une marketplace offre la possibilité de tester de nouveaux produits. Certains opérateurs n’ouvrent même pas de marketplace sur leur propre gamme : ils choisissent de ne vendre que les nouveautés lancées par d’autres. La donnée collectée permet de bien connaître les tendances d’un marché : le modèle offre une place de choix, façon « tour de contrôle »
    A l’inverse, si vous ouvrez un site e-commerce, vous êtes structurellement limité sur les plans opérationnel et financier.


    5. Des risques sous contrôle
    En tant que tiers de confiance, la marketplace engage son image auprès des consommateurs. Ce sont pourtant les vendeurs qui réalisent la prestation (qualité des produits, délai de livraison) et portent la qualité de service. Aussi, l’administrateur de la marketplace doit définir une politique de gestion des règles vendeurs ferme et réaliste.
    Enfin, l’équilibre vendeurs/acheteurs peut sembler difficile à trouver : pour attirer les vendeurs, il faut des acheteurs… et vice-versa. C’est l’un des enjeux majeurs : réussir à faire grandir ces deux pools en même temps.
    En conclusion, une marketplace présente deux atouts-maîtres : des investissements extrêmement réduits d’une part et un potentiel d’hyper-croissance d’autre part. Elle représente pour un commerçant un champ exploratoire élargi et une bonne occasion de tester, d’apprendre et d’adapter son offre.


    Découvrez deux succès emblématiques des marketplaces BtoC

    1. Gifi a toujours été un groupe très physique, qui compte aujourd’hui 550 magasins sur le territoire français. Ce réseau reste sa force. Pour autant, l’écoute de ses clients lui a permis de capter une demande : une envie d’accéder à d’autres types de produits dans des univers proches du sien. Il s’agit de gammes que Gifi ne développe pas – et ne souhaite pas développer pour des raisons de rentabilité. La marketplace a représenté la solution idéale pour élargir l’offre en s’appuyant sur d’autres fournisseurs.
    Premier impact business : l’acquisition de nouveaux clients. La marketplace permet d’entrer en contact avec un internaute en train de chercher un produit ou de surfer sur ses réseaux sociaux et de faire en sorte, quelques jours, semaines, mois voire années plus tard, qu’il pousse la porte d’un magasin Gifi alors qu’il ne connaissait pas la marque auparavant. Deuxième avantage, Gifi a pu massifier certains sous-rayons avec des produits partenaires, mais toujours en mettant en avant sur le site ses produits en tête de liste. Cela lui permet d’être plus crédible et de répondre systématiquement aux besoins des clients, sans cannibaliser son offre native. Le groupe a réussi à maintenir l’activité de la marketplace durant le confinement. Cette épreuve lui a permis de resserrer les liens avec ses partenaires.

    2. Dott Bienvenue au Portugal, où deux entreprises nationales ont lancé des marketplaces BtoC et pris Amazon de vitesse. Le géant proposait uniquement à la population une version en… espagnol. Sonae, premier distributeur portugais (40 000 employés) et CTT, l’équivalent de la Poste française, ont lancé en l’espace de six mois une marketplace très ambitieuse,  regroupant 500 marchands pour 500 000 produits.
    Pour créer « le premier centre commercial en ligne du pays », Sonae et CTT ont sélectionné des marchands avant tout pour leur attractivité auprès de la clientèle portugaise et notamment leur étiquette locale. Et joué la carte des services : livraison en moins de 48h, Click & Collect, retours gratuits, paiement par un tiers.



    Comment lancer votre marketplace ? Quelles sont les compétences à rassembler ? Prenez le temps de trouver toutes vos réponses en parcourant notre blog et affinez votre réflexion en vous prêtant à l’exercice ci-dessous.

    => Clarifiez votre stratégie
    Nous vous aidons à mûrir votre projet avec la liste des bonnes questions à se poser.

    • Quels sont vos segments de clientèle ? Êtes-vous plutôt sur des stratégies marketplaces BtoC ? ou BtoB ?
    • Quelle est votre proposition de valeur (produits et services) pour chacun de ces segments. 
    • Quel type de relation client voulez-vous instaurer avec eux ?
    • Pensez aux canaux de distribution : on pourrait décider par exemple de vendre une partie de l’offre sur la marketplace et une autre partie dans des boutiques physiques.
    • Quels sont les flux de revenus générés pour chaque segment de clients ? Pour quelle valeur ajoutée les clients sont-ils prêts à payer ? A quelles conditions (délais, coût de gestion…) ? Quels sont leurs moyens de paiement ? Comment fixez-vous les prix ?
    • Quelles sont les activités-clefs indispensables à votre proposition de valeur, en interne comme en externe ?
    • Quelles sont vos ressources-clefs : les actifs matériels, immatériels et humains ?
    • Quels sont vos partenaires-clefs ? (actifs indispensables externalisés)
    • Enfin, pensez à votre structure de coûts : coûts fixes et variables, coût d’acquisition d’un client confronté à son ROI, répétabilité & scalabilité du nouveau modèle…).

    Rendez-vous sur cette page dédiée pour aller plus loin.

    (*) Capital, avril 2017
    (**) https://www.lsa-conso.fr/plus-…
    (***) https://www.fevad.com/classeme…