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  • Marketplace et ERP : comment bien connecter son écosystème dès le lancement

    Marketplace et ERP : comment bien connecter son écosystème dès le lancement

    Lancer une marketplace n’est jamais un projet isolé, contrairement à ce que l’on pourrait croire, il s’agit rarement de partir d’une feuille blanche. Dans la majorité des cas, la marketplace vient s’ajouter à un écosystème déjà existant, construit au fil des années autour d’un ERP, d’un site e-commerce et/ou de différents outils métiers.

    L’erreur la plus fréquente consiste à traiter la marketplace comme une brique à part, indépendante du reste du système d’information, et à connecter l’ERP trop tard. Une approche qui fonctionne rarement à long terme. C’est pourquoi, on vous explique comment bien connecter son écosystème dès un lancement. 

    Qu’est ce qu’un « écosystème » dans un projet marketplace ?

    Avant même de penser aux connexions techniques entre la marketplace et l’ERP, il est important de bien comprendre ce que recouvre le terme « écosystème » dans ce contexte.

    Ici, l’écosystème est l’ensemble des outils et logiciels que l’entreprise utilise déjà pour gérer son activité, ainsi que la manière dont ces outils fonctionnent ensemble.

    Cela comprend souvent :

    • Un ERP (Progiciel de Gestion Intégré) déjà installé, qui gère les fonctions clés comme la comptabilité, la gestion des stocks, les achats, ainsi que les bases de données produits et clients.
    • Un site e-commerce existant, construit initialement pour vendre les produits de l’entreprise elle-même. Aujourd’hui, ce site va évoluer pour devenir une marketplace, c’est-à-dire permettre à d’autres vendeurs de proposer leurs produits.
    • Des outils complémentaires, qui prennent en charge des fonctions spécifiques. Par exemple, le PIM qui centralise et organise toutes les données relatives aux produits. Le WMS, qui gère la logistique et les opérations liées aux entrepôts pour assurer un suivi précis des stocks et des expéditions. Enfin, le CRM, qui  permet de gérer la relation client, en suivant les interactions, les historiques d’achat et en facilitant la fidélisation.
    • Des flux de données déjà en place, qui permettent à ces différents systèmes de communiquer entre eux, mais qui sont généralement conçus pour gérer les activités d’un seul vendeur (l’entreprise). Ce sont souvent des flux optimisés pour un modèle classique, pas pour un modèle multi-vendeurs comme une marketplace.

    Marketplace et ERP : deux rôles différents mais indissociables

    écosystème

    Le rôle de la marketplace

    La marketplace est avant tout une vitrine commerciale et un levier d’acquisition. Elle permet d’élargir l’offre, d’attirer de nouveaux clients et de créer un écosystème de vendeurs autour d’une plateforme. Concrètement, elle prend en charge la gestion des vendeurs ainsi que de leurs catalogues, la mise en ligne des offres, la prise en charge des commandes, et l’orchestration des transactions entre acheteurs et vendeurs.

    Le rôle de l’ERP

    L’ERP, pour rappel qui signifie Enterprise Resource Planning, ou en français Progiciel de Gestion Intégré (PGI), agit dans l’ombre. Il constitue le socle structurant du modèle marketplace en assurant plusieurs fonctions essentielles et sert de référentiel central pour les données clés telles que les produits, les vendeurs et les règles de gestion. L’ERP permet également le pilotage financier et opérationnel de l’activité. Enfin, il garantit la conformité comptable et réglementaire indispensable au bon fonctionnement de la marketplace.

    Pourquoi ils doivent se synchroniser dès le premier jour 

    La marketplace consomme en permanence des données issues de l’ERP : produits, règles de prix, fiscalité, référentiels.

    Inversement, l’ERP doit récupérer et fiabiliser les flux générés par la marketplace : commandes, commissions, factures, paiements.

    Sans une synchronisation claire et efficace entre la marketplace et l’ERP dès le lancement, des problèmes techniques et organisationnels vont rapidement s’accumuler. Des difficultés non résolues vont apparaître rendant la maintenance et les évolutions du système de plus en plus compliquées et coûteuses. Plus la marketplace grandit sans cette bonne connexion, plus il devient difficile et cher de corriger ces problèmes accumulés.

    À quoi sert l’ERP dans une marketplace déjà existante ou en cours d’évolution ?

    • Centraliser les données : dans un modèle de marketplace où le nombre d’acteurs augmente considérablement (vendeurs, produits, règles commerciales et conditions spécifiques) l’ERP joue un rôle central. Il regroupe toutes ces informations dans un socle unique, ce qui évite les incohérences entre les différents outils utilisés.
    • Automatiser la gestion : l’ERP permet de gérer automatiquement les commandes multi-vendeurs, de calculer les commissions, d’effectuer les reversements aux vendeurs, ainsi que de générer les factures et les écritures comptables associées. Cette automatisation est la clé pour accompagner la croissance sans avoir à augmenter sans cesse les effectifs tout en permettant d’éviter une complexité manuelle excessive.
    • Garantir la conformité : cela représente un enjeu majeur, notamment en matière de TVA, d’obligations légales et de traçabilité financière. L’ERP sécurise ces aspects en structurant les flux, en conservant un historique complet des transactions et en assurant la cohérence des données financières.

    Les 3 erreurs les plus fréquentes dans la connexion d’un écosystème

    1. Ajouter l’ERP après coup

    Ajouter l’ERP après le lancement de la marketplace est une erreur coûteuse. En concevant la marketplace sans prendre en compte l’ERP dès le départ, l’intégration devient complexe et lourde quelques mois plus tard. Cela entraîne souvent une refonte technique importante, des délais rallongés et des coûts supplémentaires. Cette dette technique ralentit la croissance et complique la maintenance sur le long terme.

    2. Compenser avec des tableurs et du bricolage

    Faute d’intégration efficace, certaines entreprises compensent avec des fichiers Excel ou des traitements manuels, comme le calcul manuel des commissions, des rapprochements financiers longs et des contrôles constants. 

    Ce bricolage peut fonctionner à petite échelle, mais il devient rapidement un risque important dès que les volumes augmentent.

    3. Empiler des outils non interopérables 

    Multiplier les solutions sans avoir une vision globale crée une architecture fragile. Les connecteurs spécifiques se multiplient, la dépendance aux équipes techniques augmente, et il devient difficile de faire évoluer l’écosystème. À long terme, chaque nouvelle évolution se transforme en projet complexe et coûteux.

    Les bénéfices long terme d’un écosystème bien connecté

    écosystème

    Un écosystème bien conçu et connecté dès le départ offre plusieurs avantages majeurs pour la marketplace, notamment en termes de scalabilité, de fiabilité financière et d’expérience utilisateur.

    • Capacité à se développer : un écosystème bien pensé permet d’ajouter facilement de nouveaux vendeurs ou d’intégrer de nouveaux flux sans que la complexité technique ou organisationnelle n’explose. La marketplace peut ainsi croître de manière fluide, sans nécessiter de remises en cause profondes de l’architecture existante, ce qui facilite son évolution dans le temps.
    • Fiabilité financière : grâce à l’automatisation des flux, la fiabilité financière est grandement améliorée. Cela garantit une vision claire et précise de la performance de la marketplace, que ce soit au niveau des marges, des commissions ou des revenus par vendeur. Les équipes financières disposent ainsi d’une meilleure visibilité, ce qui réduit les risques d’erreurs et leur apporte plus de sérénité dans leur travail au quotidien.
    • Meilleure expérience pour les vendeurs et les clients : des paiements fiables, des délais maîtrisés et des processus fluides renforcent la crédibilité de la plateforme. Les vendeurs sont rassurés par la transparence et la régularité des reversements, tandis que les clients bénéficient d’un service performant et sans accrocs, ce qui favorise la fidélisation et la croissance de la marketplace.

    Penser écosystème pour réussir sa marketplace

    Le succès d’une marketplace ne repose pas uniquement sur la plateforme visible, mais surtout sur l’orchestration efficace de l’ensemble du système d’information. L’ERP, souvent perçu comme une brique en arrière-plan, joue un rôle clé dans la gestion des données, la fiabilité des opérations et la conformité réglementaire.

    Prendre en compte l’intégration de l’ERP dès le départ permet d’éviter des coûts et des complexités inutiles, tout en préparant la marketplace à une croissance sereine et durable. Plus l’écosystème est pensé globalement, plus la marketplace pourra s’adapter rapidement, offrir une expérience fluide aux vendeurs et aux clients, et garantir une gestion financière saine.

    En résumé, connecter intelligemment son écosystème dès le lancement, c’est construire les fondations solides d’une marketplace pérenne et scalable.

    FAQ 

    écosystème

    1. Pourquoi est-il important de connecter la marketplace à l’ERP dès le début ?

    Parce que l’ERP centralise les données clés et garantit la cohérence des flux financiers et opérationnels. Une connexion tardive entraîne souvent des surcoûts, des retards et une dette technique difficile à résorber.

    2. Que signifie « écosystème » dans le cadre d’une marketplace ?

    L’écosystème regroupe l’ensemble des outils déjà en place dans l’entreprise : ERP, site e-commerce, PIM, CRM, WMS, etc., ainsi que les interactions entre ces outils.

    3. Quels sont les risques d’une intégration ERP mal pensée ?

    On risque de multiplier les erreurs, de recourir à des traitements manuels chronophages, de créer une architecture complexe difficile à faire évoluer, et de perdre en fiabilité financière.

    4. Comment l’ERP améliore-t-il l’expérience des vendeurs et des clients ?

    En automatisant les paiements, en assurant la conformité des flux et en permettant une gestion fluide des commandes, l’ERP renforce la crédibilité et la fiabilité de la marketplace.

    5. Est-il possible d’ajouter l’ERP après le lancement de la marketplace ?

    C’est possible, mais cela entraîne généralement des coûts importants, une complexité accrue et des risques pour la stabilité du système. Il est préférable d’intégrer l’ERP dès la conception.

  • Steam : le modèle de marketplace dont vous devriez vous inspirer

    Steam : le modèle de marketplace dont vous devriez vous inspirer

    Les marketplaces B2B et B2C évoluent très vite, et les opérateurs cherchent constamment des sources d’inspiration pour améliorer la conversion, l’onboarding vendeur, la rétention et la croissance.

    Parmi les marketplaces les plus performantes au monde : Steam. Pensé à la base comme un simple “store de jeux vidéo”, Steam s’est transformer de distributeurs en opérateurs d’une marketplace mature, qui a su évoluer grâce à deux décennies d’amélioration continue.

    Qu’est-ce que Steam (et pourquoi vous devriez vous y intéresser) ?

    Steam est une plateforme de distribution numérique lancée en 2003 par Valve. Initialement dédiée aux mises à jour automatiques des jeux PC, elle est rapidement devenue la plus grande marketplace de jeux vidéo au monde.

    Quelques chiffres :

    • Des pics de 41+ millions d’utilisateurs connectés simultanément
    • 120 millions d’utilisateurs actifs mensuels
    • Plus de 50 000 jeux disponibles
    • Des milliers d’éditeurs et studios en self-vendor

    Ce succès ne doit rien au hasard. Steam a su développer un modèle de marketplace extrêmement performant, basé sur un onboarding simple, une recommandation intelligente et une expérience utilisateur pensée pour la rétention. 

    C’est précisément ce qui en fait une source d’inspiration précieuse pour toutes les marketplaces, qu’elles soient B2B ou B2C.

    Les 5 leçons de Steam que les opérateurs de marketplaces peuvent appliquer

    Les 5 leçons de steam que les marketplaces doivent appliquer

    N°1 : Simplifier l’onboarding et le self-service vendeur

    Steam s’est imposée grâce à un onboarding vendeur extrêmement fluide. Le processus est presque entièrement automatisé. Un développeur peut créer un compte, soumettre un jeu et le publier en quelques étapes. La documentation est claire, les règles sont connues et les contrôles qualité sont largement automatisés. Cette approche permet à des milliers de studios, petits ou grands, de rejoindre rapidement la plateforme.

    Pour une marketplace, cette fluidité change tout. Plus l’onboarding est simple, plus le catalogue s’enrichit vite et plus la marketplace devient attractive. Moins il y a de frictions, plus les vendeurs peuvent se concentrer sur leur activité. Et plus la plateforme automatise les tâches administratives, plus elle peut se développer sans augmenter ses coûts de fonctionnement.

    Pour les opérateurs de marketplace, c’est une démonstration claire : réduire la friction côté vendeur, c’est accélérer la croissance du catalogue et donc la valeur pour les acheteurs.

    Comment appliquer cette leçon à votre marketplace B2B/B2C :

    • Créer une documentation claire et complète 
    • Faciliter la création de compte et la validation des documents légaux
    • Automatiser la configuration des paiements et des taxes
    • Permettre la mise en ligne rapide des produits
    • Réduire les interventions manuelles du service client

    ✔️ Un vendeur onboardé rapidement commence à générer du CA immédiatement. Un onboarding automatisé permet de scaler sans augmenter ses coûts internes.

    N°2 : Optimiser la découverte produit et la recommandation

    L’un des grands atouts de Steam est sa capacité à proposer à chaque utilisateur des contenus qui l’intéressent réellement. La plateforme analyse les habitudes, l’historique, les préférences et les tendances pour recommander les jeux et services les plus pertinents. Les pages sont riches en informations, les tags sont nombreux et cohérents, et les filtres permettent de naviguer dans un catalogue immense sans frustration.

    Toutes ces données se transforment en recommandations personnalisées, ce qui réduit considérablement l’effort de recherche et augmente les chances de découvrir un produit qui va plaire. Cette expérience n’est pas juste confortable : elle influence directement les ventes. Steam montre que dans un catalogue très large, ce n’est pas la quantité qui crée la conversion, mais la qualité de la mise en relation entre un besoin et une offre.

    Pour les marketplaces, la leçon est simple : plus la recommandation est fine, plus la conversion augmente, même avec un catalogue immense.

    Pour votre marketplace :

    • Structurez une taxonomie claire et complète
    • Enrichissez les fiches produits avec des attributs standardisés
    • Intégrez un moteur de recherche moderne et rapide
    • Proposez des recommandations personnalisées basées sur le comportement

    ✔️ Une bonne découverte produit réduit l’effort de l’utilisateur. Une bonne recommandation augmente le panier moyen.

    N°3 : Créer une relation continue et engager la communauté

    Engager la communauté d'une marketplace comme Steam

    Steam ne se contente pas de vendre des jeux. Elle crée une dynamique autour des produits. Les utilisateurs rédigent des avis, échangent dans les forums, ajoutent des jeux à leur wishlist, reçoivent des notifications en cas de promotion ou suivent les mises à jour.

    C’est cette relation continue qui permet à Steam de maintenir un engagement fort. Les utilisateurs n’ont pas besoin d’être relancés : ils reviennent d’eux-mêmes.

    Pour les opérateurs de marketplace, le message est clair : la valeur se construit après l’achat, grâce à une communication pertinente, utile et régulière.

    A retenir pour votre marketplace :

    • Encourager les avis vérifiés et les interactions entre utilisateurs
    • Proposer une wishlist avec alertes personnalisées
    • Valoriser les nouveautés et les mises à jour produits
    • Diffuser des communications ciblées selon les besoins et envies de l’utilisateur

    ✔️ Une bonne découverte produit réduit l’effort de l’utilisateur. Une bonne recommandation augmente le panier moyen.

    N°4 : Construire des temps forts pour dynamiser les ventes

    Les « Steam Sales » sont devenues un véritable phénomène. À chaque édition, la plateforme enregistre des pics de fréquentation et les studios réalisent des ventes exceptionnelles. Ces événements rythment l’année, stimulent l’intérêt et fidélisent les utilisateurs.

    Une marketplace peut s’inspirer de cette approche pour animer son catalogue. Les opérations commerciales créent un rendez-vous, génèrent du trafic et renforcent la collaboration avec les vendeurs.

    Comment appliquer ça à votre marketplace B2B/B2C :

    • Organisez des campagnes thématiques (saisons, secteurs, nouveautés)
    • Proposez des remises négociées avec les vendeurs
    • Créez des bundles multi-produits
    • Mettez en avant les vendeurs stratégiques ou les nouveaux arrivants

    ✔️ Une bonne découverte produit réduit l’effort de l’utilisateur. Une bonne recommandation augmente le panier moyen.

    N°5 : Assurer une expérience fluide, fiable et orientée conversion

    Depuis ses débuts, Steam a misé sur la performance. La navigation est rapide, le tunnel d’achat est simple et les paiements sont fluides. Tout est pensé pour limiter les frustrations. Cette rigueur technique renforce la confiance et contribue directement à la conversion.

    Une marketplace doit offrir cette même qualité d’expérience. Les utilisateurs attendent une interface moderne, accessible et cohérente. Le moindre frein peut entraîner un abandon de panier ou une perte de confiance.

    À mettre en place sur votre marketplaces B2B/B2C :

    • Optimiser le tunnel de commande et réduire les étapes inutiles
    • Proposer un design clair et cohérent
    • Assurer la fiabilité des paiements multi-vendeurs
    • Garantir des temps de chargement rapides

    ✔️ Plus l’expérience est simple, plus les utilisateurs convertissent. Une UX moderne renforce la confiance, essentielle dans le B2B comme dans le B2C.

    S’inspirer de Steam pour accélérer la croissance de votre marketplace

    Steam est bien plus qu’un géant du gaming : c’est un exemple de marketplace mature, efficace et orientée utilisateur. En analysant son modèle, les opérateurs de marketplaces B2B et B2C peuvent trouver des sources d’inspiration concrètes pour améliorer leur propre plateforme.

    Un onboarding fluide, une recommandation intelligente, une communauté active, des temps forts commerciaux et une UX irréprochable sont autant de leviers qui peuvent transformer une marketplace en véritable moteur de croissance.

    Une plateforme SaaS comme IZBERG, spécialisée dans les marketplaces B2B et B2C, permet d’intégrer ce type de bonnes pratiques dès la conception.

  • Marketplaces B2B : un tournant décisif du commerce interentreprises pour 2026

    Marketplaces B2B : un tournant décisif du commerce interentreprises pour 2026

    Depuis plusieurs années, le commerce interentreprises, ou commerce BtoB, vit une transformation profonde. Longtemps basé sur la relation de proximité, les catalogues papier et des processus d’achat longs ou complexes, le B2B entre dans une nouvelle ère : celle des plateformes et marketplaces.

    Alors que les comportements d’achat se digitalisent, que la facturation électronique devient obligatoire et que les entreprises cherchent plus de rapidité et de transparence, 2026 s’annonce comme l’année charnière du basculement vers les marketplaces professionnelles. Pour les entreprises industrielles, distributeurs et grossistes, ne pas anticiper cette transformation pourrait signifier un retard concurrentiel majeur.

    Un tournant décisif pour le commerce interentreprises

    Le B2B a longtemps évolué à son rythme, protégé des méthodes du B2C. Mais la digitalisation bouleverse cet équilibre. Les acheteurs, souvent issus d’une nouvelle génération de professionnels, exigent rapidité, transparence et simplicité. Ils s’attendent à des outils accessibles 24/7, des prix clairs et un vrai suivi de leurs commandes.

    Dans ce contexte, les places de marché ne sont plus un canal anecdotique : elles tendent à devenir le cœur du commerce interentreprises, centralisant catalogues, commandes et interactions clients-fournisseurs. Par exemple, un distributeur industriel peut réunir tous ses revendeurs sur une même plateforme, offrant à ses clients finaux professionnels un accès direct à ses produits, mais aussi à une offre plus large via les autres produits commercialisés par ses revendeurs, tout en maîtrisant s’affranchissant de la logistique.

    Le saviez-vous ? Selon Gartner, plus de 80 % des transactions B2B passeront par des canaux digitaux d’ici 2026 et les marketplaces y auront toute leur légitimité.

    Le changement de paradigme du B2B

    Traditionnellement, les échanges B2B reposaient sur des relations commerciales durables et locales. Cette approche atteint peu à peu ses limites, car elle manque de flexibilité et de rapidité. Aujourd’hui, les acheteurs professionnels recherchent une expérience aussi simple que celle d’un site e-commerce :

    • Suivi logistique en temps réel
    • Consultation instantanée des offres
    • Comparaison de prix et conditions
    • Commande et paiement en ligne

    Les marketplaces professionnelles répondent précisément à ces besoins. Elles offrent une expérience utilisateur inspirée du B2C, tout en intégrant les codes du commerce interentreprises.

    Les 5 moteurs de la révolution marketplace B2B

    1. La pression de la digitalisation

    Les acheteurs B2B exigent des outils rapides, disponibles 24/7 et transparents. Les entreprises qui ne sont présentes sur aucune plateforme digitale risquent d’être écartées. Des géants comme Amazon Business, Alibaba ou ManoManoPro ont déjà imposé ce standard.

    2. La quête d’efficacité et d’automatisation

    Les marketplaces automatisent devis, validation, facturation et livraison. Résultat : moins de frictions, moins d’erreurs et une réduction des coûts de gestion.

    3. La donnée, nouvel or du B2B

    Une marketplace centralise toutes les interactions entre vendeurs et acheteurs. Ces données permettent de mieux comprendre les comportements, anticiper les besoins et piloter la stratégie commerciale.

    4. La recherche de nouveaux relais de croissance

    Ouvrir une marketplace permet à une entreprise d’élargir son offre sans augmenter ses stocks. En intégrant des vendeurs tiers, elle devient un orchestrateur d’écosystème, générant des revenus additionnels grâce aux commissions, abonnements ou services logistiques.

    Des bénéfices concrets pour tous les acteurs

    Les marketplaces professionnelles créent de la valeur à tous les niveaux :

    • Pour les acheteurs : simplification du parcours d’achat, accès à une offre élargie, transparence des prix et des délais.
    • Pour les vendeurs : gain de visibilité, nouveaux débouchés, automatisation des ventes et réduction des coûts commerciaux.

    L’entreprise qui opère la marketplace devient, quant à elle, le pivot d’un écosystème digital. Elle renforce sa position stratégique, collecte des données précieuses et développe de nouvelles sources de revenus à travers les commissions, les abonnements ou les services additionnels.

    Dans le secteur du bâtiment, par exemple, un acteur peut transformer son portail B2B en marketplace sectorielle, regroupant fabricants, grossistes et artisans, tout en gardant le contrôle sur l’expérience client.

    Les défis à surmonter

    La transition vers une marketplace B2B n’est pas sans obstacles. Malgré son potentiel, certaines réticences subsistent :

    • Crainte de concurrencer les distributeurs existants, alors qu’une marketplace bien pensée renforce leur visibilité.
    • Complexité technique perçue, liée à l’intégration ERP, PIM, CRM ou systèmes de paiement.
    • Changement culturel : passer d’une logique transactionnelle à une logique d’écosystème.

    Ces freins peuvent cependant être levés. Une marketplace ne remplace pas le modèle existant, elle le renforce. Avec une solution modulaire comme Izberg, le déploiement peut se faire progressivement, en intégrant les systèmes déjà en place et en automatisant les processus répétitifs.

    Préparer son entreprise à la révolution marketplace

    Se lancer dans une marketplace B2B n’est pas une simple reproduction d’un site e-commerce : c’est un projet de transformation globale. La première étape consiste à centraliser les données et à unifier les flux entre les différents services. Il faut ensuite définir le modèle de marketplace le plus adapté, qu’il soit ouvert à des partenaires externes, accessible uniquement au sein d’un réseau restreint, ou vertical pour un secteur spécifique.

    Le facteur humain reste crucial. Les équipes commerciales, marketing et IT doivent être impliquées dès le départ pour comprendre la logique du modèle et s’y adapter. Enfin, il est essentiel de choisir une technologie capable d’évoluer dans le temps, d’intégrer de nouveaux services tels que le paiement, la logistique ou la facturation électronique, tout en garantissant la sécurité des échanges.

    En résumé, voici les 5 étapes à suivre pour se lancer : 

    1. Évaluer sa maturité digitale : intégration des données, vision omnicanale, organisation interne.
    2. Définir son modèle de marketplace : ouverte, privée, verticale ou communautaire.
    3. Impliquer les équipes internes : directions commerciale, IT et marketing doivent être alignées.
    4. Choisir la bonne solution technologique : évolutive, connectée et conforme aux obligations réglementaires (facturation électronique, RGPD).
    5. Accompagner les vendeurs et partenaires : onboarding, formation et outils de pilotage simples.

    Et après 2026 : vers les “smart marketplaces”

    L’avenir des marketplaces B2B s’annonce encore plus ambitieux. Les plateformes deviendront de véritables hubs digitaux interconnectés, intégrant :

    • des solutions logistiques intelligentes,
    • des services financiers (crédit, assurance, paiement différé),
    • des outils d’analyse prédictive et de recommandation,
    • des modules de durabilité et de traçabilité.

    Grâce à l’intelligence artificielle et à l’automatisation, ces “smart marketplaces” permettront d’anticiper la demande, d’optimiser la logistique et d’intégrer les outils métiers de façon fluide. Les plateformes deviendront ainsi de véritables écosystèmes digitaux autonomes, au service des acheteurs comme des vendeurs.

    Conclusion : 2026, le point de bascule du B2B

    Le modèle marketplace s’impose progressivement comme une norme dans le commerce interentreprises. Avec la montée en puissance du digital, la pression réglementaire et la recherche d’efficacité, 2026 marquera l’année où les marketplaces B2B deviendront incontournables.

    Les entreprises qui s’y préparent dès aujourd’hui disposeront d’un avantage compétitif durable, en se positionnant non seulement comme vendeurs, mais comme orchestrateurs d’écosystèmes digitaux. Avec Izberg, il est possible de construire cette vision pas à pas, sur une plateforme robuste, connectée et évolutive, transformant 2026 en opportunité de croissance et d’innovation plutôt qu’en simple échéance.

    2026 ne sera pas seulement l’année des marketplaces professionnelles : ce sera celle de votre marketplace.