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  • Les défis de la scalabilité dans les marketplaces multi-vendeurs : stratégies et solutions

    Les défis de la scalabilité dans les marketplaces multi-vendeurs : stratégies et solutions

    Scalabilité marketplaces : Les marketplaces multi-vendeurs connaissent une croissance fulgurante, révolutionnant le commerce en ligne et permettant à des milliers de vendeurs d’accéder à un marché mondial plus large.

    Cependant, cette expansion rapide s’accompagne de défis majeurs en scalabilité pour l’écosystème et les marketplaces en question. Ainsi, une plateforme performante à petite échelle peut vite devenir inefficace face à l’explosion du trafic, mettant en péril l’expérience utilisateur et la viabilité de l’entreprise.

    Explorons ensemble les principaux obstacles liés à la scalabilité et proposons des solutions adaptées pour soutenir une croissance durable.

    1 – Comprendre le mode de scalabilité des marketplaces multi-vendeurs


    La scalabilité désigne la capacité d’une marketplace à absorber une montée en charge importante sans altérer ses performances ni la satisfaction des utilisateurs.

    Elle se décline sous plusieurs modèles :

    • La scalabilité technique : adaptabilité de l’infrastructure, architecture logicielle et gestion des bases de données.
    • La scalabilité opérationnelle : automatisation des processus métier, gestion des vendeurs et optimisation du support client
    • La scalabilité financière : capacité à maintenir un modèle économique viable tout en gérant l’augmentation des coûts liés à la croissance.


    2 – Les défis majeurs des marketplaces multi-vendeurs


    2.1 Performance et Infrastructure 

    À mesure que le volume de transactions et d’utilisateurs augmente, les risques de ralentissement, de saturation des serveurs et de pannes se multiplient. Une infrastructure inadaptée peut nuire à l’expérience client et réduire le taux de conversion global d’une marketplace.

    Pour y remédier

    • Adopter une architecture cloud évolutive (AWS, Google Cloud, Azure) pour ajuster dynamiquement les ressources selon la demande.
    • Optimiser les bases de données en intégrant des solutions NoSQL ou en partitionnant les données pour réduire les goulets d’étranglement.
    • Mettre en place un CDN (Content Delivery Network) afin de réduire la latence et accélérer le chargement des pages.
    • Utiliser des microservices pour décomposer la plateforme en modules indépendants et améliorer la résilience du système.

    2.2 Gestion des Données & Expérience Utilisateur

    L’augmentation exponentielle des données utilisateurs, produits et transactions complique leur traitement et leur exploitation en temps réel.

    Plusieurs solutions existent à ce sujet : 

    • Centraliser les données dans des entrepôts spécialisés pour une analyse efficace et rapide.
    • Utiliser des outils Big Data et machine learning afin de détecter les tendances, personnaliser l’expérience utilisateur et améliorer la pertinence des recommandations.
    • Optimiser les recherches et filtres en mettant en place des algorithmes intelligents et des indexations avancées.

    2.3 Intégration et gestion des vendeurs

    L’accueil des nouveaux vendeurs et la gestion de leurs catalogues produits représente un vrai défi logistique et opérationnel à grande échelle.

    Pour assurer cette intégration il faut avant tout : 

    • Automatiser l’onboarding des vendeurs via des formulaires intelligents et une vérification documentaire instantanée.
    • Fournir des API robustes permettant une intégration fluide des systèmes de gestion de stocks et de commandes des vendeurs.
    • Mettre en place un PIM (Product Information Management) pour garantir l’uniformité et la qualité des informations produits.

    2.4 Gestion des commandes et des enjeux logistique

    Avec la croissance du volume des commandes, les erreurs, les retards et les problèmes de livraison peuvent rapidement s’accumuler… impactant l’expérience client et sa satisfaction.

    • Automatiser la gestion des commandes grâce à un OMS (Order Management System) performant.
    • Optimiser les solutions de paiement en intégrant des passerelles sécurisées et capables de traiter un grand nombre de transactions simultanées.
    • Établir des partenariats avec des prestataires logistiques afin d’externaliser les opérations complexes et d’améliorer la rapidité des livraisons.
    • Offrir un suivi en temps réel des expéditions pour renforcer la transparence et la confiance des clients.

    2.5 Support client et relation utilisateur

    L’augmentation du nombre d’utilisateurs implique une gestion plus complexe du support, avec un volume de demandes qui peut très rapidement dépasser les capacités humaines.

    Pour optimiser le support client, il est essentiel de déployer des chatbots et assistants IA capables d’automatiser les réponses aux questions fréquentes ou à minima des chats humains.

    Cela repose également sur la création d’une base de connaissances complète, incluant des FAQ, des tutoriels et des guides interactifs, afin de fournir des informations claires et accessibles aux utilisateurs.

    En parallèle, la mise en place d’un CRM performant permet d’assurer un suivi personnalisé des interactions clients, améliorant ainsi la qualité du service et l’expérience client de manière générale. Enfin, adapter les effectifs en fonction des périodes de forte activité garantit une réactivité optimale et une expérience client fluide.

    2.6 Conformité

    L’accroissement du trafic et des transactions intensifie les risques de fraudes, de cyberattaques et de non-conformité aux réglementations en vigueur (RGPD, PCI-DSS, etc.).

    Pour cela il faut : 

    • Garantir la conformité aux réglementations en intégrant des politiques de protection des données strictes et transparentes.
    • Renforcer les protocoles de cybersécurité en mettant en place une authentification forte et des audits de sécurité réguliers.
    • Utiliser des outils de détection de fraude basés sur l’IA pour identifier les comportements suspects.

    Conclusion

    Plus globalement, une scalabilité réussie repose sur une architecture flexible, un monitoring constant et une automatisation optimisée des processus. En anticipant les défis et en s’appuyant sur des experts, une marketplace multi-vendeurs peut assurer une croissance maîtrisée et pérenne. Cette approche proactive garantit une expérience utilisateur fluide, fidélise les vendeurs et renforce la position concurrentielle.

    Vous souhaitez en savoir plus sur ce modèle ? Contactez-nous

  • Marketplaces : pourquoi l’UX compte double

    Marketplaces : pourquoi l’UX compte double

    Une UX Marketplace optimisée ne se limite pas à un design attrayant, mais englobe chaque étape du parcours utilisateur, de la navigation intuitive à la finalisation de l’achat.

    Marketplaces : pourquoi l’UX compte double

    45 % des Français* – pratiquement un sur deux – quittent un site web ou mobile dès la première page. Et une seule seconde de retard de temps de chargement se traduit par une baisse de la satisfaction client de l’ordre de 16 %**.

    Si le client est roi, l’UX est sa couronne ! C’est en soignant la qualité du parcours client que vous lui donnez envie de rester.

    L’UX entre en jeu dès la page d’accueil et se prolonge bien au-delà de l’achat, à travers le service après-vente. C’est le principal levier de différenciation, notamment sur les marchés saturés.

    Dans le cadre spécifique d’une marketplace, cet enjeu est même dédoublé : tout simplement parce que vous devez séduire deux types de clients différents. Vendeurs d’un côté, acheteurs de l’autre : il va falloir deux couronnes…

    L’UX est une discipline exigeante, mais elle ne se montre jamais ingrate : chacun de vos efforts donne des résultats immédiatement mesurables. Autre point positif, vous avancez pas à pas – avec la possibilité de revoir constamment votre copie.

    Aider les vendeurs… à vendre

    Les marchands attendent de nous, éditeurs de marketplace, une attitude de partenaire : nous sommes là pour leur permettre de rendre leur plateforme performante. 

    La première étape incontournable : commencer par assurer le « service minimum » : le référencement fluide des produits et le suivi de la bonne réalisation des ventes.

    Celle-ci passe par des outils très concrets, surtout autour de la facturation et du paiement. Le nerf de la guerre ! Ainsi, chez IZBERG, nous avons ajouté un module qui permet aux vendeurs BtoB d’éditer un devis et de facturer directement dans la marketplace. 

    Mais comment donner à nos marchands un coup de pouce supplémentaire ? En leur proposant des outils de marketing, par exemple. Ou encore en leur permettant de pousser eux-mêmes des facilités de paiement ou une assurance.

    Nous sommes convaincus qu’il faut penser « API First » : pour bâtir une UX marketplace modulable à laquelle les gestionnaires pourront ajouter des fonctionnalités au gré de l’évolution de leur marché. 

    Enfin… tout ne se joue pas en ligne ! Sortir de l’écran, être joignables, disponibles et à l’écoute de ses vendeurs : disposer d’une équipe dédiée pour les recruter au lancement, mais aussi les fidéliser nous semble indispensable !

    … Pour mieux choyer les acheteurs

    Le défi de toute marketplace est de préserver le point d’équilibre entre vendeurs et acheteurs. Il faut qu’elle endosse auprès des acheteurs un rôle de tiers de confiance – rassurant, solide – sans négliger la dimension « plaisir » des achats en ligne.

    • Certaines fonctionnalités sont devenues incontournables, comme la livraison rapide, dont l’on ne peut plus se dispenser. Autres services que les internautes s’attendent à trouver sur la marketplace : le paiement en plusieurs fois et les retours gratuits.
    • D’autres fonctionnalités commencent à s’affirmer et notamment toutes celles qui sont liées à la réduction de l’impact carbone. La livraison en vélo en fait partie.
    • D’autres services, enfin, permettent de vraiment se singulariser : c’est le cas du bouton « Ask Your Father » que nous avons implémenté chez Dott, challenger d’Amazon au Portugal. Cette fonctionnalité permet aux plus jeunes de demander à leurs parents de régler leur commande. Dott envoie un email à la personne choisie, avec la référence ATM pour le paiement.

    Au sujet des Millenials, justement : ils sont particulièrement sensibles au suivi client et attendent un accompagnement personnalisé. Mano Mano l’a bien compris, en réévaluant les objectifs de son centre de relation clients : un taux de décroché de 80% en moins d’une minute – en d’autres termes, vous n’attendez pas plus de 60 secondes avant qu’un employé vous réponde. Quant au CSAT (Customer Satisfaction Score), l’entreprise vise un score de 90%***. Mano Mano a également fondé une communauté de « Manodvisors », des bricoleurs avertis rémunérés pour faciliter les achats en conseillant les internautes****.

    Autre exemple, la marketplace La Beauté Française, qui propose à ses clients (professionnels) de personnaliser leur sélection en fonction de leur région (achat local), de critères qui leur tiennent à cœur (Cruelty Free, artisanal, zéro déchet…) ou encore en fonction des coefficients de marge souhaités. C’est une façon de montrer qu’elle se met à l’écoute de leurs priorités.

    Pour aller plus loin, le taux de scroll du site est un bon indicateur de la performance de votre UX Marketplace. Plus il est élevé, mieux c’est ! À ce jour, le taux de scroll moyen, toutes industries confondues, est de 54 %*.

    (*) source : ContentSquare, Digital Experience Benchmark 2022

    (**) source : Aberdeen Group

    (***) https://www.relationclientmag.fr/Thematique/techno-ux-1256/Breves/ManoMano-et-Diabolocom-une-relation-qui-s-inscrit-dans-la-duree-370235.htm#

    (****)  https://www.manomano.fr/devenir-manodvisor?referer_id=683767&gclid=EAIaIQobChMI7__qmvSz9wIVAuh3Ch1a1QzaEAAYASAAEgKGSfD_BwE

  • Ne lancez surtout pas votre marketplace ! (1/5)

    Ne lancez surtout pas votre marketplace ! (1/5)

    ARTICLE 1 / 5 : Qui fait quoi et comment ?

    Une Marketplace, kesako ?

    Une plateforme en ligne qui met en relation des acheteurs et des vendeurs, de manière organisée et sécurisée. Pour la métaphore, c’est comme un centre commercial ou un souk mais sur Internet. La place de marché propose, en effet, une sorte de galerie marchande digitale dédiée aux vendeurs. Ces derniers y installent leur propre magasin en ligne et y font leurs affaires.

    Quelques chiffres actuels qui vont vous étonner :

    Poids du e-commerce mondial : 12 Trillions € 

    • B2C : 3 Trillions €
    • B2B : 9 Trillions €

    12% du commerce digital en Chine est fait sur Alibaba (à lui seul 50 % du e-commerce B2B chinois)
    30% du CA du e-commerce mondial est réalisé en Europe (1-Royaume-Uni ; 2-France ; 3-Espagne)
    40% des entreprises françaises qui vendent en ligne, vendent sur des Marketplaces
    50% du CA de l’e-commerce mondial est fait sur les Marketplaces  
    55% des recherches d’achats en ligne faites aux Etats-Unis ont commencé sur Amazon
    96% des acheteurs européens en ligne ont déjà acheté au moins une fois sur une Marketplace
    100% du TOP10 des sites e-commerce les plus visités en France sont des Marketplaces

    Les 3 principaux acteurs du modèle 

    • Opérateur : le tiers de confiance

    L’opérateur est l’acteur qui gère la Marketplace. Il organise le marché sur la plateforme. Certains opérateurs, dit « pure player », se contentent de mettre en relation et d’afficher les catalogues tiers comme Deliveroo ; d’autres proposent aussi leur propre catalogue, et sont considérés comme des « opérateurs hybrides », comme la Fnac.
    L’opérateur crée un cadre régulé et met à disposition des outils et services qui fluidifient la mise en relation des transactions ou des échanges. Il veille également au maintien de l’équilibre entre l’offre et la demande, joue le rôle de régulateur, fixe les règles de fonctionnement et garantit la sécurité des transactions sur la plateforme.
    L’opérateur est souvent à l’initiative du projet. Il est garant du bon fonctionnement de la plateforme et s’assure de la bonne utilisation des outils technologiques regroupant l’ensemble des fonctionnalités nécessaires. Par exemple, il va proposer des outils marchands permettant de gérer leurs offres notamment sur les prix, les promotions, les commandes et les stocks ; des tableaux de bord de suivi d’activité ; et des outils pour améliorer la relation client.

    • Vendeur : les marchands ou fournisseurs

    Les marchands sont les acteurs qui proposent leurs catalogues sur la plateforme de l’opérateur. Ces vendeurs (fabricants, e-commerçants, distributeurs etc.) s’inscrivent sur les Marketplaces afin de bénéficier du trafic de l’opérateur et ainsi toucher de nouveaux clients (agrandissement de la zone de chalandise). Les plateformes Marketplace sont de véritables relais de croissance (augmentation des revenus) pour les e-commerçants. C’est une solution pour vendre plus mais également pour écouler rapidement leurs stocks.
    Pour les marchands qui n’ont pas encore de site e-commerce, la Marketplace permet de tester un produit sur Internet sans investir. Certaines plateformes Marketplace ouvrent même leur plateforme à des vendeurs particuliers, qui n’ont pas vocation à lancer un site e-commerce.

    • Acheteur : le client final

    Les Marketplaces constituent les meilleures opportunités, pour les acheteurs web pour trouver une vaste sélection de produits et une expérience d’achat optimale. Sur une plateforme, un acheteur peut comparer rapidement les prix de centaines de produits, vendus parfois par plusieurs vendeurs différents. De plus, les acheteurs bénéficient d’un processus d’achat optimisé sur les plateformes réputées pour être transparentes et sécurisées.

    Les grandes typologies de Marketplaces :

    • Les Marketplaces B2C sont destinées aux transactions ou mises en relation entre vendeurs professionnels et acheteurs particuliers. Aujourd’hui, c’est la forme la plus connue avec des sites connus tels que Asos, Ebay ou Uber.

    ManoMano est aussi une Marketplace B2C, spécialisée en bricolage, jardin et rénovation, ayant connu une belle croissance depuis sa création en 2013. Après de multiples levées de fonds, dont les 2 dernières de respectivement 60 et 110 millions d’euros, ManoMano vise le milliard d’euros de volume d’affaires en 2020 avec plus de 3 millions de références vendues par 2000 marchands partenaires.

    • Les Marketplaces B2B sont destinées aux transactions ou mises en relation entre vendeurs professionnels et acheteurs professionnels.

    Alibaba.com est la Marketplace B2B la plus importante ; elle permet la rencontre entre les grossistes asiatiques et des entreprises du monde entier. Mais bien d’autres Marketplaces moins connues du grand public existent, comme la plateforme StationOne lancée par Alstom, permettant aux gestionnaires de trains de s’approvisionner en produits et services nécessaires à la maintenance de leurs matériels.
    On assiste actuellement à la multiplication d’initiatives menées par une grande pluralité d’acteurs, animés par des motivations très diverses : un industriel souhaitant protéger le marché de maintenance et pièces de rechange de ses équipements, un groupement d’achats souhaitant accéder à une offre riche et compétitive, un logisticien spécialisé visant la désintermédiation d’une partie de la distribution historique de son marché, etc.
    Cette nouvelle typologie de Marketplaces est appelée à se fondre totalement dans les processus d’achats des clients et des marchands. Évolution naturelle et incontournable, la Marketplace B2B expose son catalogue dans les systèmes de procurement de ses partenaires (« Punchout catalog») et offre des interfaces de prise de commande automatisées ou simplifiées au maximum.

    • Les Marketplaces C2C sont des plateformes où les vendeurs particuliers sont autorisés à vendre ou à louer leurs produits aux clients finaux. Celles-ci sont donc connues du grand public telles que leboncoin, Vinted ou BlaBlaCar.

    Il se peut que des Marketplaces soient hybrides. On peut employer ce terme pour dire que l’activité couvre à la fois le marché B2B et B2C, mais aussi pour parler des entreprises qui vendent à la fois leurs produits, et ceux de leurs vendeurs tiers comme Fnac et Darty.
    En bref, grâce à une Marketplace, l’entreprise se place au centre de l’écosystème de son marché, et créé un « one-stop-shop ». Elle agrège tous les fournisseurs qui font partie de sa chaîne de valeur de son industrie. L’utilisateur pourra alors bénéficier d’un espace unique sur lequel il pourra concentrer tous ses achats.