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  • Comment préparer votre Marketplace pour les Soldes ?

    Comment préparer votre Marketplace pour les Soldes ?

    Les marketplaces représentent désormais 31 % du volume d’affaires e-commerce des produits en France, contre 29 % l’année précédente. Le marché total dépasse 175 milliards d’euros. Les consommateurs sont là. Ils achètent. Et ils comparent : 83 % des Français se renseignent avant tout achat en ligne.

    Les soldes sont quatre semaines d’intense concurrence où chaque détail compte : la profondeur de l’offre, la réactivité des vendeurs, la solidité technique de votre marketplace, et la clarté de votre communication.

    Les soldes sur une marketplace méritent une préparation spécifique

    Une marketplace n’est pas une boutique en ligne classique. Vous ne contrôlez pas directement les stocks, les prix, ni les délais d’expédition. Vous orchestrez un écosystème de vendeurs tiers

    C’est cette nature qui rend la préparation aux soldes plus complexe. Voici trois risques majeurs si vous sous-estimez cette période.

    Risque vendeur

    Un vendeur qui ne configure pas ses remises à temps, qui affiche un stock épuisé ou qui ne respecte pas les délais de livraison, nuit directement à la réputation de votre marketplace. C’est votre image de marque qui se dégrade, même quand c’est lui qui fait l’erreur.

    Risque technique

    Les soldes génèrent des pics de trafic brutaux. Une plateforme qui ralentit ou tombe en heure de pointe, c’est du chiffre d’affaires perdu et une expérience client qui marque les esprits pour de mauvaises raisons.

    Risque réglementaire

    Les produits soldés doivent avoir été proposés à la vente et payés depuis au moins un mois avant le début des soldes. Le prix de référence doit être réel. La vente à perte est autorisée uniquement pendant la période légale. En tant qu’opérateur, vous avez une responsabilité dans le respect de ces règles par vos vendeurs.

    6 à 8 semaines avant : Poser les fondations

    Mobiliser vos vendeurs en avance

    Vos vendeurs ont besoin de temps pour préparer leurs offres de soldes. Ne leur envoyez pas de rappel la semaine précédente.

    Dès 6 à 8 semaines avant le démarrage, lancez une communication proactive envers vos vendeurs :

    • Rappel des règles légales (prix de référence, stock préconstitué, interdiction de réassort spécifique)
    • Guide de configuration des remises sur votre back-office vendeur
    • Calendrier des dates clés (ouverture officielle, éventuelles ventes privées en amont)
    • Objectifs de taux de participation et d’animation attendus
    • Rappel de votre politique de gestion des réclamations et des litiges

    Auditer l’offre disponible

    Évaluez la couverture de vos catégories clés sur les produits soldés. Identifiez les vendeurs qui n’ont pas encore confirmé leur participation, et repérez les catégories sous-représentées. 

    Six semaines d’avance, c’est suffisant pour relancer les absents, sourcer des vendeurs complémentaires, ou ajuster votre angle éditorial pour ne mettre en avant que ce que vous pouvez assumer.

    3 à 4 semaines avant : Préparer la technique et le marketing

    Preparer la technique et le marketing de votre marketplace pendant les soldes

    Tester la résistance technique de la plateforme

    Les pics de trafic pendant les soldes peuvent être 3 à 5 fois supérieurs au trafic habituel sur certaines plateformes. Votre infrastructure est-elle dimensionnée pour absorber cela ?

    Lancez des tests de charge avant la période. Identifiez les goulots d’étranglement, particulièrement sur le moteur de recherche interne (premier point de contact de vos acheteurs pendant les soldes), les filtres (tri par remise, par disponibilité), et les pages catégories qui vont concentrer l’essentiel du trafic entrant.

    Construire le Plan Marketing

    Email, SEO, paid, push… chaque canal a son rôle et son timing.

    L’email marketing est votre levier le plus direct. Segmentez par catégories d’intérêt. Un message personnalisé autour des produits que l’acheteur consulte habituellement convertit bien mieux qu’une newsletter générique.

    Le SEO, lui, se prépare à l’avance. Créez des pages dédiées aux soldes par catégorie, avec des URL stables que vous réutiliserez d’année en année. Une page /soldes-categories existant depuis deux ans aura bien plus d’autorité qu’une page créée 15 jours avant l’ouverture.

    Côté paid media, activez vos campagnes Google Shopping et retargeting avant le J-1. Les enchères montent dès le premier jour des soldes. Anticiper vous permet de sécuriser des placements avant que les coûts ne s’envolent. 

    Les push notifications et SMS sont des leviers d’activation immédiate qui complètent le dispositif, mais attention, à utiliser avec modération pour ne pas saturer.

    La semaine avant les soldes : Surveiller et réagir

    Soyez en “mode opérations” pour le Jour-J

    Le premier jour des soldes, vous devez superviser en temps réel. Volume de transactions par heure, temps de réponse de la plateforme, taux d’erreur sur les API critiques (paiement, catalogue, livraison), flux de tickets support entrants.

    Si un vendeur clé est hors ligne ou si une catégorie entière dysfonctionne, vous devez le savoir en moins de 10 minutes. Pas en fin de journée.

    Tenir la distance sur quatre semaines

    Concentrer tous les efforts sur l’ouverture pour ensuite laisser votre marketplace tourner toute seule est une erreur courante.

    Les comportements d’achat évoluent sur la durée. 

    Les premières 48 heures, ce sont les achats d’impulsion. La deuxième semaine, les achats réfléchis, ceux qui ont comparé, attendu, hésité. La fin de période, c’est le destockage et les bonnes affaires de dernière minute. 

    Chaque segment mérite une animation spécifique : mise en avant des meilleures ventes, relances email sur les paniers abandonnés, push des nouvelles remises ajoutées par vos vendeurs.

    Gérer la relation vendeur pendant la période des soldes

    Gérer la relation vendeurs pendant les soldes sur votre marketplace

    La qualité de service ne se délègue pas

    Les volumes de commandes augmentent. Les tensions logistiques aussi. Mais la qualité perçue par vos acheteurs reste votre responsabilité.

    Avant le démarrage, cadrez précisément avec vos vendeurs : 

    • Délai maximum d’acceptation des commandes
    • Seuil de stock minimum pour maintenir une annonce active
    • Process de signalement et de gestion des ruptures en temps réel. 

    Un acheteur qui commande un produit soldé et reçoit une annulation 48 heures plus tard n’en voudra pas au vendeur. Il en voudra à votre plateforme.

    SAV, anticiper le pic de demandes

    Les soldes amplifient mécaniquement le volume de demandes de support. Renforcez temporairement votre équipe, ou déployez des réponses automatisées sur les questions les plus fréquentes telles que le suivi de commande, les délais d’expédition, ou votre politique de retour.

    Affichez clairement, dès la page produit, que les conditions de retour des produits soldés sont identiques au reste de l’année. Un doute sur la politique de retour figure parmi les premières causes d’abandon avant achat.

    L’après soldes, ce que vous devez analyser sur votre marketplace

    La période des soldes est aussi une mine d’informations pour votre stratégie long terme.

    Regardez d’abord la performance par vendeur. Qui a sur-performé ? Qui a déçu sur la qualité de service ? Ces données alimentent directement votre programme d’account management. 

    Analysez ensuite le comportement acheteur : 

    • Quelles catégories ont le mieux converti ?
    • A quels moments de la journée le trafic était le plus intense ?
    • Quel panier moyen a été observé par rapport au reste de l’année ?

    Ce sont les fondations de votre stratégie pour les prochaines périodes comme le Black Friday. 

    Enfin, calculez votre coût d’acquisition sur la période. Un acheteur recruté via une offre soldée peut-il devenir un client récurrent à prix plein ? Le taux de réachat post-soldes est l’un des indicateurs les plus révélateurs de la santé long terme de votre marketplace

    Les soldes, un accélérateur pour votre marketplace

    Bien gérer la période des soldes sur votre marketplace tient avant tout à votre capacité à accompagner vos vendeurs, à maintenir une expérience client irréprochable et à piloter votre activité.

    Une préparation rigoureuse demande du temps. Elle mobilise plusieurs équipes et implique parfois des arbitrages. Mais cet investissement porte ses fruits.

    Car au-delà des performances commerciales immédiates, les soldes offrent l’opportunité de renforcer la confiance des acheteurs, de fidéliser les vendeurs et de démontrer la solidité de votre plateforme.

    Soldes Marketplace : les questions que se posent les opérateurs

    Êtes-vous responsable du respect des règles des soldes par vos vendeurs ?

    En tant qu’opérateur, vous n’êtes pas le vendeur final, mais vous avez une obligation de vigilance. Il est fortement recommandé d’intégrer dans vos CGV vendeurs les obligations légales liées aux soldes (prix de référence, stock préconstitué) et de vous réserver un droit de suspension en cas de non-conformité

    Peut-on lancer des ventes privées avant le début officiel des soldes ?

    Oui, à condition de ne pas employer le terme « soldes » et de ne pas vendre à perte. Ces opérations, souvent appelées « avant-premières » ou « ventes privées », sont légales et peuvent être réservées aux membres inscrits ou aux porteurs d’une carte fidélité. Elles permettent de générer du chiffre d’affaires avant le pic concurrentiel du J-1.

    Comment mesurer le succès des soldes sur ma marketplace ?

    Les KPIs à suivre : chiffre d’affaires et GMV sur la période, taux de conversion global et par catégorie, nombre de nouveaux acheteurs recrutés, taux de répétition d’achat post-soldes, et score de satisfaction acheteur (NPS ou avis post-commande).

  • Les marketplaces BtoC caracolent en tête des ventes : à vous de jouer !

    Les marketplaces BtoC caracolent en tête des ventes : à vous de jouer !

    S’il fallait citer un exemple parmi les pionniers de la marketplace, ce serait peut-être ManoMano. A peine écrivons-nous ces lignes que dix autres cas nous viennent en tête – Gifi en France et Dott au Portugal, notamment (lire plus bas) – mais la trajectoire de ManoMano rappelle à quel point le modèle marketplace BtoC ouvre des perspectives de croissance quasi illimitées. Fondée en 2012, ManoMano s’est engouffrée là où il y avait une place à prendre : le secteur du bricolage et du jardinage en France pesait alors 30 milliards d’euros de CA… pour seulement 1% réalisé en ligne*.

    Ses fondateurs ont choisi de s’affranchir des stocks et des problèmes de logistique et proposent en conséquence une offre infiniment plus large qu’en magasin : plus de quatre millions de produits annoncés à date.
    L’histoire des Marketplaces a débuté en CtoC, permettant aux particuliers d’acheter et vendre entre eux. Mais les professionnels ne s’y sont pas trompés et se sont appropriés le modèle. Depuis 2018, un cap est franchi : plus de 50 % des achats en ligne sont opérés sur des marketplaces**.  Et le classement Fevad 2020 des sites e-commerce (en nombre de clients) fait la part belle aux marketplaces comme Veepee***.
    Alors, si vous songez à ouvrir un site e-commerce BtoC, nous vous posons très sérieusement la question : pourquoi ne pas penser directement marketplaces BtoC ? Quelques pistes pour vous aider à travailler votre business model.

    1. Marketplace : de quoi parle-t-on ? 
    Une définition pragmatique, pour commencer. Une marketplace est un centre commercial virtuel, auquel l’opérateur fournit un cadre de confiance transparent et sécurisé. Le vendeur, qu’il soit fabricant ou distributeur, bénéficie à la fois d’une plateforme fluide (avec une bonne expérience utilisateur) et d’un vivier de clients. En contrepartie, il verse à la marketplace une commission sur le montant de ses transactions.
    Les marketplaces BtoC vendent des produits ou des services. Elles sont aussi bien horizontales que verticales (mode, sport, vins, alimentaire…). En réalité, toute entreprise peut créer sa propre marketplace de niche ! L’idée est d’attirer et donc de maîtriser la concurrence, en l’hébergeant sur son propre site marchand.
    Une marketplace existe grâce aux synergies entre cinq acteurs : l’opérateur (vous-même), les vendeurs, les acheteurs, mais aussi l’éditeur de logiciel et le prestataire de services de paiement, exactement comme en BtoB [+ lien vers l’article n°1].


    2. Une extrême souplesse
    La diversité des modèles de rémunérations et notamment la valeur de la commission prélevée par l’opérateur – à définir et à négocier en fonction de vos objectifs – font de la marketplace un modèle particulièrement souple, que vous pourrez modeler sur mesure.


    3. Des économies en coulisses
    Vous allez gagner du temps dans tous les domaines et vous épargner beaucoup d’efforts sur le sourcing des produits, la logistique et la gestion des stocks. C’est tout l’intérêt du modèle : vous n’avez pas à prendre en charge ces aspects-là.
    En parallèle, le risque d’échec est plus faible car il s’agit d’un magasin « virtuel » : les coûts d’investissement sont moindres.


    4. Une croissance exponentielle
    Sur une marketplace, vous pouvez accueillir toujours plus de volume :  plus de vendeurs, plus de produits, plus de clients !
    Avantage connexe : une marketplace offre la possibilité de tester de nouveaux produits. Certains opérateurs n’ouvrent même pas de marketplace sur leur propre gamme : ils choisissent de ne vendre que les nouveautés lancées par d’autres. La donnée collectée permet de bien connaître les tendances d’un marché : le modèle offre une place de choix, façon « tour de contrôle »
    A l’inverse, si vous ouvrez un site e-commerce, vous êtes structurellement limité sur les plans opérationnel et financier.


    5. Des risques sous contrôle
    En tant que tiers de confiance, la marketplace engage son image auprès des consommateurs. Ce sont pourtant les vendeurs qui réalisent la prestation (qualité des produits, délai de livraison) et portent la qualité de service. Aussi, l’administrateur de la marketplace doit définir une politique de gestion des règles vendeurs ferme et réaliste.
    Enfin, l’équilibre vendeurs/acheteurs peut sembler difficile à trouver : pour attirer les vendeurs, il faut des acheteurs… et vice-versa. C’est l’un des enjeux majeurs : réussir à faire grandir ces deux pools en même temps.
    En conclusion, une marketplace présente deux atouts-maîtres : des investissements extrêmement réduits d’une part et un potentiel d’hyper-croissance d’autre part. Elle représente pour un commerçant un champ exploratoire élargi et une bonne occasion de tester, d’apprendre et d’adapter son offre.


    Découvrez deux succès emblématiques des marketplaces BtoC

    1. Gifi a toujours été un groupe très physique, qui compte aujourd’hui 550 magasins sur le territoire français. Ce réseau reste sa force. Pour autant, l’écoute de ses clients lui a permis de capter une demande : une envie d’accéder à d’autres types de produits dans des univers proches du sien. Il s’agit de gammes que Gifi ne développe pas – et ne souhaite pas développer pour des raisons de rentabilité. La marketplace a représenté la solution idéale pour élargir l’offre en s’appuyant sur d’autres fournisseurs.
    Premier impact business : l’acquisition de nouveaux clients. La marketplace permet d’entrer en contact avec un internaute en train de chercher un produit ou de surfer sur ses réseaux sociaux et de faire en sorte, quelques jours, semaines, mois voire années plus tard, qu’il pousse la porte d’un magasin Gifi alors qu’il ne connaissait pas la marque auparavant. Deuxième avantage, Gifi a pu massifier certains sous-rayons avec des produits partenaires, mais toujours en mettant en avant sur le site ses produits en tête de liste. Cela lui permet d’être plus crédible et de répondre systématiquement aux besoins des clients, sans cannibaliser son offre native. Le groupe a réussi à maintenir l’activité de la marketplace durant le confinement. Cette épreuve lui a permis de resserrer les liens avec ses partenaires.

    2. Dott Bienvenue au Portugal, où deux entreprises nationales ont lancé des marketplaces BtoC et pris Amazon de vitesse. Le géant proposait uniquement à la population une version en… espagnol. Sonae, premier distributeur portugais (40 000 employés) et CTT, l’équivalent de la Poste française, ont lancé en l’espace de six mois une marketplace très ambitieuse,  regroupant 500 marchands pour 500 000 produits.
    Pour créer « le premier centre commercial en ligne du pays », Sonae et CTT ont sélectionné des marchands avant tout pour leur attractivité auprès de la clientèle portugaise et notamment leur étiquette locale. Et joué la carte des services : livraison en moins de 48h, Click & Collect, retours gratuits, paiement par un tiers.



    Comment lancer votre marketplace ? Quelles sont les compétences à rassembler ? Prenez le temps de trouver toutes vos réponses en parcourant notre blog et affinez votre réflexion en vous prêtant à l’exercice ci-dessous.

    => Clarifiez votre stratégie
    Nous vous aidons à mûrir votre projet avec la liste des bonnes questions à se poser.

    • Quels sont vos segments de clientèle ? Êtes-vous plutôt sur des stratégies marketplaces BtoC ? ou BtoB ?
    • Quelle est votre proposition de valeur (produits et services) pour chacun de ces segments. 
    • Quel type de relation client voulez-vous instaurer avec eux ?
    • Pensez aux canaux de distribution : on pourrait décider par exemple de vendre une partie de l’offre sur la marketplace et une autre partie dans des boutiques physiques.
    • Quels sont les flux de revenus générés pour chaque segment de clients ? Pour quelle valeur ajoutée les clients sont-ils prêts à payer ? A quelles conditions (délais, coût de gestion…) ? Quels sont leurs moyens de paiement ? Comment fixez-vous les prix ?
    • Quelles sont les activités-clefs indispensables à votre proposition de valeur, en interne comme en externe ?
    • Quelles sont vos ressources-clefs : les actifs matériels, immatériels et humains ?
    • Quels sont vos partenaires-clefs ? (actifs indispensables externalisés)
    • Enfin, pensez à votre structure de coûts : coûts fixes et variables, coût d’acquisition d’un client confronté à son ROI, répétabilité & scalabilité du nouveau modèle…).

    Rendez-vous sur cette page dédiée pour aller plus loin.

    (*) Capital, avril 2017
    (**) https://www.lsa-conso.fr/plus-…
    (***) https://www.fevad.com/classeme…